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Redécouvrons le passé:
1147 /Notre Dame de Beauté, patronne de tous les artistes

Notre Histoire avec Marie

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1147

Notre Dame de Beauté, patronne de tous les artistes

Notre Dame de Beauté, patronne de tous les artistes
Enracinée depuis le XIIe siècle au sommet de la butte Montmartre et voisine de la célèbre basilique du Sacré-Cœur (Paris), l’église Saint-Pierre de Montmartre témoigne avec grâce de la foi vivante qui animait ses bâtisseurs. L’année 2017 a marqué les 870 ans de sa dédicace et… de celle de l’abbaye royale bénédictine de Montmartre dont elle est l’unique vestige. L’église avait en effet une double vocation paroissiale et abbatiale. Redécouvrons la présence lumineuse d’un des plus anciens lieux de vénération mariale de la région parisienne.
Nastia Korbon Bénévole au service de Notre-Dame de Beauté
Nastia KorbonBénévole au service de Notre-Dame de Beauté
Un repère spirituel millénaire. Montmartre, étymologiquement le « mont des Martyrs », nous rappelle le témoignage des chrétiens qui ont donné leurs vies pour le Christ. Parmi eux, saint Denis, premier évêque de Paris, martyrisé vers 250 avec ses compagnons Éleuthère et Rustique. Pendant presque 650 ans, au sommet de la butte sacrée, les Parisiens pouvaient contempler l’abbaye royale bénédictine Notre-Dame de Montmartre fondée en 1133 par le roi Louis VI le Gros et son épouse Adélaïde de Savoie. À la fin de son règne, pour le repos de son âme et celle de ses prédécesseurs, et sur les conseils de la reine, Louis VI échange avec les moines de Saint-Martin des Champs l’église parisienne de Saint-Denis-de-la-Châtre, située sur l’île de la Cité, contre les terres de Montmartre. Celles-ci comprennent l’église mérovingienne primitive en haut de la colline ainsi que la chapelle du Martyrium, située en bas de la butte, considérée par la tradition comme le lieu du martyre de saint Denis, pour qui Louis VI avait une grande dévotion.

Saint-Pierre de Montmartre : église paroissiale et abbatiale.
Le 21 avril 1147, la partie paroissiale de l’église est consacrée à saint Pierre par le bienheureux pape Eugène III, moine de Clairvaux, disciple et ami de saint Bernard qui servit lui-même la messe comme diacre, avec Pierre le Vénérable, l’abbé de Cluny, qui officia comme sous-diacre. La partie abbatiale de l’église Saint-Pierre, réservée aux religieuses bénédictines et fermée par un mur au niveau de la troisième travée de la nef jusqu’en 1686, est dédiée à la Vierge Marie et à saint Denis. Louis VI étant mort en 1137, c’est son fils Louis VII le Jeune qui assiste à la cérémonie avec sa mère Adélaïde. La reine prendra l’habit à l’abbaye de Montmartre en 1153 et y mourra l’année suivante, entourée par les premières bénédictines venues du monastère de Saint-Pierre de Reims.


L’abbaye Notre-Dame de Montmartre.
En 1175, face au nombre grandissant des vocations, Louis VII limite à 60 le nombre de religieuses qui pourront s’installer « au monastère de la bienheureuse et glorieuse Vierge Marie » du mont des Martyrs. C’est le plus ancien texte qui se réfère à la vocation mariale de l’abbaye. Au XVIe siècle, Pierre Favre, l’un des six compagnons de saint Ignace de Loyola présents lors du « vœu de Montmartre », le 15 août 1534, en fait également état dans sa biographie : « Le jour de sainte Marie d’août, […] nous allâmes à Notre-Dame de Montmartre, près de Paris, y faire chacun le vœu de partir pour Jérusalem […] et de nous placer au retour sous l’autorité du Pontife romain. »


Les saintes filles de Notre-Dame de Montmartre.
Un autre témoignage précieux nous a été transmis par saint Jean Eudes qui fut directeur spirituel et confesseur des bénédictines en 1660-1662 puis entre 1670 et 1673. Il aimait beaucoup se rendre à l’abbaye qui célébrait avec une grande dévotion la fête du Cœur de la Vierge Marie dont il était l’apôtre fervent. Saint Jean Eudes avait l’habitude de surnommer affectueusement ces religieuses « les saintes filles de Notre-Dame de Montmartre ». Dans son ouvrage Le cœur admirable de la très Sacrée Mère de Dieu (1680), il se réjouit de l’union étroite qui existe entre la Vierge Marie et l’abbaye : « Cette Sainte et illustre Abbaye a une appartenance particulière au très saint Cœur de la Mère de Dieu. […] Premièrement, parce qu’elle est consacrée spécialement à la Reine des cœurs, dont elle porte le nom, puisqu’elle s’appelle Notre-Dame de Montmartre. Secondement, parce qu’étant la montagne des Martyrs, […] elle est par conséquent la montagne de la Reine des Martyrs. Troisièmement, parce que l’amour incomparable du Cœur toujours bienfaisant de la Mère de bonté a versé des grâces et des faveurs innombrables sur les saintes Religieuses qui demeurent en cette Abbaye. »


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La Révolution française et ses conséquences.
L’histoire de l’abbaye Notre-Dame de Montmartre s’arrête brutalement à la Révolution française. Ses biens (livres, reliques, mobiliers) sont pillés, dispersés ou détruits, comme la statue de Notre-Dame de Montmartre. Les murs sont utilisés comme matériaux de construction. En 1850, rien ne subsiste des bâtiments, excepté « le chœur des dames » : le chœur et l’abside de l’église Saint-Pierre qui étaient réservés aux bénédictines. Pendant presque 150 ans, la vénération de la Vierge Marie sous le vocable de Notre-Dame de Montmartre tombe dans l’oubli. L’état de l’église Saint-Pierre se dégrade au fil des années. Elle est sur le point de disparaître à la fin du XIXe siècle. Mais Dieu veille. L’église est définitivement sauvée en 1899 et sa restauration menée par l’architecte Sauvageot entre 1900 et 1905.


L’appel d’un peintre Montmartrois en 1935.
Gazi Igna Ghirei (env. 1900-1975), disciple et fils spirituel de la célèbre peintre Suzanne Valadon, était destiné à devenir le promoteur humble et dévoué du renouveau de la vénération de Notre-Dame de Montmartre. Lors d’une discussion animée sur la foi et la Vierge Marie, un souvenir d’enfance relaté par « sa mère d’adoption » bouleversa complètement la vie de Gazi. En 1881, alors qu’elle avait environ 14 ans, Suzanne Valadon eut la grâce de voir chez une vieille Montmartroise un morceau de la statue de Notre-Dame de Montmartre détruite par les révolutionnaires. Cet humble vestige, un modeste caillou, était conservé avec déférence sous un globe de verre. Presque cent ans après la disparition de l’abbaye, sa présence témoignait de la vénération profonde pour la Vierge Marie qui subsistait encore dans le cœur des habitants du village. Profondément ému par ce récit, Gazi ressentit un appel qu’il décrira comme « indicible » : faire revivre le culte millénaire de Notre-Dame de Montmartre sur la butte sacrée et « ramener ici Son divin sourire ».


Renouveau marial sur la butte Montmartre.
Gazi entreprend avec zèle des recherches sur l’histoire de Notre-Dame de Montmartre dans les bibliothèques et les archives. Soutenu par l’abbé Victor Seret, curé de Saint-Pierre, il transmet un dossier au diocèse de Paris. Le 20 novembre 1942, le Cardinal Emmanuel Suhard, archevêque de Paris, restaure officiellement la vénération de Notre-Dame de Montmartre. Elle redevient la patronne et la protectrice des lieux. Dans une lettre du 1er février 1945, le cardinal Suhard encourage chaleureusement Gazi, en soulignant la vocation particulière de l’église Saint-Pierre de Montmartre : « les premiers fruits se sont manifestés […] Mais il faut que l’influence de ce culte se fasse sentir encore plus profondément encore, et c’est avec le temps que cette accentuation se fera sentir. Nul doute que la Très Sainte Vierge qui a élu ce sanctuaire comme sa demeure propre, n’y attende ses fidèles pour répandre sur eux ses bénédictions. »


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La nouvelle statue de Notre-Dame de Montmartre
. La statue offerte à la vénération dans le bas-côté sud de l’église Saint-Pierre a probablement été mise en place entre 1942 et 1944. Gazi la considère comme un don de la providence : « Cette statue est la seule Image de Marie qui se trouvait dans le Sanctuaire au moment où l’antique église, à la fin du siècle dernier, fut abandonnée, en vue de sa démolition. […] À la fin des grands travaux de réparation, la chère Image fut retrouvée dans les gravats ; […] et c’est cette Image anonyme et mystérieuse, que la Providence m’a fait choisir. » La tendresse et la paix qui émanent du visage de cette très belle Vierge de l’Annonciation ont sûrement ému Gazi, comme elles émeuvent les pèlerins et les touristes qui la dévisagent parfois longuement. En la contemplant, les mains croisées sur la poitrine, le visage légèrement baissé, profondément recueilli en une prière silencieuse d’adoration, on devine qu’elle vient de répondre à l’ange : « Je suis la servante du Seigneur ! » Un léger sourire flotte sur ses lèvres et témoigne mystérieusement de la présence de Jésus en son sein.


Notre-Dame de Beauté, patronne de tous les artistes.
C’est certainement en priant auprès de sa « divine patronne » que le peintre Gazi a eu l’intuition d’associer à Notre-Dame de Montmartre un second vocable : Notre-Dame de Beauté, reine de la Paix (devise des abbayes bénédictines, « Pax »). À l’été 1946, le cardinal Emmanuel Suhard l’encourage à nouveau en approuvant ce deuxième vocable profondément inscrit dans la tradition de l’Église qui associe depuis toujours la Vierge Marie à la beauté. Une très belle prière anonyme inspirée par le Cantique des Cantiques : ‘Tota Pulchra es, Maria’ (tu es toute belle, Marie) en témoigne déjà au IVe siècle. L’intuition de Gazi apparaît profondément universelle : Notre-Dame de Beauté est destinée à rassembler tous les artistes autour d’elle, au-delà de Montmartre. Son intuition semble également prophétique en 1946 : les enseignements de l’Église qui développeront plus spécifiquement la profondeur théologique du lien entre la Vierge Marie et « la Voie de la Beauté » apparaîtront… 30 ans plus tard.
 

Marie et la Voie de la Beauté.
En priant dès 1948 pour que Notre-Dame de Beauté daigne « guider les artistes dans leur recherche de la beauté » et en décrivant Marie comme le « Chef-d’œuvre de Dieu » (1952), Gazi rejoint profondément l’enseignement original de Paul VI sur la Voie de la Beauté. On en découvre les prémices en 1963, dans une homélie du Pape lors du IVe Centenaire des congrégations mariales : « Qu’est-ce que les hommes […] recherchent dans la vie ? Ils recherchent la beauté ; or, Marie est le sommet de la beauté. Les chefs-d’œuvre ne sont jamais des beautés partielles, mais une synthèse du beau : Marie est la créature la plus transparente de la présence trinitaire» En 1975, lors du Congrès Mariologique et Marial, Paul VI approfondit le lien intrinsèque entre Marie et la Beauté : « Il existe une voie accessible à tous, même aux âmes les plus simples : la voie de la beauté. » Suivre cette voie, c’est se mettre à l’école de Marie, « créature toute belle » et « miroir sans tache ». Elle est « la femme vêtue de soleil (Actes des Apôtres XII, 1), en elle les rayons très purs de la beauté humaine se rencontrent avec les rayons suprêmes, mais accessibles, de la beauté surnaturelle. […] Pourquoi ? Parce que Marie est pleine de grâce […] remplie de l’Esprit Saint qui brille en elle avec une splendeur incomparable ».
 

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Notre-Dame de Beauté : icône de l’infinie beauté de Dieu.
En 2006, le document final de l’Assemblée plénière du Conseil Pontifical de la Culture parle de La Voie de la beauté comme d’un nouveau chemin d’évangélisation pour conduire les hommes au Christ. Il rappelle aussi l’importance spécifique de la Vierge Marie dans cet itinéraire pour notre temps : « Par son fiat, la Nouvelle Ève ouvre sans réserve la totalité de sa vie à l’action de l’Esprit divin, et par là elle permet à son humanité créée de donner chair au Dieu infini, d’une beauté indicible. » Un message du pape François, à l’occasion de la XIXe séance publique des Académies Pontificales en 2014, nous encourage à suivre cette voie : « Ne nous lassons pas d’apprendre de Marie, d’admirer et de contempler sa beauté, de nous laisser guider par Elle qui nous conduit toujours à la source originelle et à la plénitude […] de l’infinie beauté, celle de Dieu, qui nous a été révélée en Christ, Fils du Père et Fils de Marie. »
 

La présence de Notre-Dame de Beauté à Saint-Pierre de Montmartre est un signe de rassemblement et d’unité pour tous les artistes qui sont appelés à « la vocation de la beauté » à travers l’art, en vivant une consécration de leur vie au service de Dieu et de la nouvelle évangélisation, dont Marie est l’étoile.
Compléments
Sources documentaires

3 propositions pour construire l'avenir

Les 3 propositions que le Père Patrice Sonnier, M,Id. a faites le samedi 10 mars 2018.

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Formation

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