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Redécouvrons le passé:
1888 /Saint Jean Bosco, pour l’amour de la jeunesse

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BULKO

1888

Saint Jean Bosco, pour l’amour de la jeunesse

Saint Jean Bosco, pour l’amour de la jeunesse
Giovanni Bosco (1815-1888), communément appelé Don Bosco, est l’un des plus grands saints italiens. En plus d’avoir passé sa vie au service des jeunes démunis de la banlieue de Turin (Piémont), il est à l’origine, en 1859, de la Société des Salésiens, constituée aujourd’hui de près de 30 000 religieux, prêtres et laïcs à travers le monde.
Jean-Marie Petitclerc Salésien, fondateur et ancien directeur de l'association Le Valdocco à Argenteuil
Jean-Marie PetitclercSalésien, fondateur et ancien directeur de l'association Le Valdocco à Argenteuil
L’enfant pauvre. C’est le 16 août 1815, dans le hameau des Becchi, près de Castelnuovo d’Asti (aujourd’hui Castelnuovo Don Bosco), à une trentaine de kilomètres de Turin, qu’est né le petit Giovanni Bosco. Son papa s’appelait François, sa maman Marguerite. Les Bosco étaient de petits paysans, propriétaires d’un domaine minuscule et de quelques bêtes. Avec les parents, vivaient Antoine, né d’un premier mariage de François, Joseph et Jean, leurs deux enfants, ainsi que la mère de François. Le 12 mai 1817, une pneumonie emporta ce dernier. Il fallut arracher Jean de la chambre mortuaire, ce sera son plus ancien souvenir. Femme simple et forte, Maman Marguerite fit face. La vie des trois garçons fut celle des paysans de la région ; petit Jean courait la campagne, mais participait aussi aux services de la ferme : garder les vaches, glaner, vendanger. Ayant un tempérament de leader, il aimait commander les jeunes du hameau, y compris son frère Joseph, pourtant son aîné.  

Un songe qui interpelle.
À neuf ans, il fit un rêve qui le marqua pour la vie. Se trouvant au milieu d’une bande de voyous qui s’insultaient et se bagarraient, il fut tenté de donner des coups et de la voix pour rétablir l’ordre, mais fut arrêté dans son élan par la voix d’un homme en blanc : « Ce n’est pas par des coups, mais par la douceur, que tu en feras tes amis. » Il ne comprit pas tout de suite le sens de ce rêve, mais ce qu’il pressentait avec force, c’est qu’il n’était pas appelé à un avenir de paysan. L’hiver venu, il aimait lire des histoires. Et quand le printemps revenait, il se livrait à son autre passion : les arts du cirque. Il marchait sur une corde tendue entre deux arbres et faisait des tours de prestidigitation. Son frère Antoine, de six ans son aîné, n’appréciait guère. Illettré mais énergique pour les travaux agricoles, il ne cessait de bousculer son cadet à qui il reprochait de montrer si peu d’application aux travaux de la ferme. Si bien qu’en février 1828, le climat étant devenu insupportable à la maison, Maman Marguerite se résolut à envoyer Jean dans un emploi de valet dans une ferme voisine où il resta 20 mois.
 

L’adolescent tenace. À la Toussaint de 1829, aidé par un oncle compatissant qui joua le rôle de médiateur, il retrouva enfin les Becchi, et eut la chance de rencontrer le vieux chapelain du hameau voisin. Celui-ci fut impressionné par la mémoire du jeune garçon, qui lui confia son désir de devenir prêtre. Il lui proposa alors de venir étudier en le logeant chez lui. Ce bonheur, hélas, ne dura guère, car un an plus tard, le vieux prêtre mourait d’une crise cardiaque. Marguerite prit alors la décision d’installer Antoine dans un logement distinct et de garder chez elle les deux plus jeunes. Jean put enfin, à 15 ans, entamer ses études secondaires. Il passa quelques mois au collège de Castelnuovo, où il souffrit d’être traité de grand dadais, puis rejoignit le collège de la ville voisine de Chieri. Il lui fallut se loger, et il passa un marché avec un barman : en échange des services rendus, il pouvait dormir sur une paillasse installée sous l’escalier. Grâce à ses grandes qualités de mémoire et de concentration, il put à 19 ans entrer en classe terminale. L’heure du choix de vie sonnait pour lui : il entra au séminaire de Chieri, avec son ami Louis Comollo.
 

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Le jeune séminariste.
On passait normalement sept ans au séminaire de Chieri où le règlement était de type monastique. Jean Bosco eut du mal à se faire à ce rythme : la philosophie et la théologie scolastique n’étaient pas sa tasse de thé ! Cependant, grâce à sa mémoire qui enregistrait tout, il s’acquitta de ses devoirs ; et son ami Louis parvenait à réfréner ses accès d’impatience. Chaque été, il regagnait les Becchi et participait aux travaux de la ferme. Il fut ordonné prêtre le 6 juin 1841 (il n’a pas encore 26 ans), et quelques jours après, célébrait sa première messe à l’église de Castelnuovo, dans une paroisse en liesse.
 

1841,  l’année décisive.
Son rêve d’enfant réalisé, Jean Bosco traversa une période de doute durant l’été qui suivit. À la rentrée 1841, sur les conseils de Don Joseph Cafasso (1811-1860), un jeune prêtre qu’il avait choisi comme directeur spirituel et qui sera canonisé le 22 juin 1947, il rejoignit le Convitto à Turin. Ce collège ecclésiastique assurait un complément de formation aux prêtres se destinant à un apostolat urbain. Don Cafasso assurait également le rôle d’aumônier de prison. Don Bosco entama son apostolat sur ses traces. La visite de ces jeunes prisonniers fut pour lui un véritable choc. Au sortir de la prison, il se dit « si ces jeunes avaient pu rencontrer, avant d’en arriver là, quelqu’un qui ait su se montrer attentif à leurs problèmes, à leurs difficultés, on aurait pu éviter cette incarcération si néfaste pour leur devenir ! » Cette nécessité de la prévention surgissait dans son esprit, et ne le quittera plus.
Un mois plus tard, alors qu’il s’apprêtait à célébrer, dans la sacristie de Saint-François d’Assise, la fête du 8 décembre, un adolescent âgé d’environ 16 ans se glissa par la porte. Le sacristain lui demanda s’il savait servir la messe. Sur sa réponse négative, il le chassa brutalement. Don Bosco s’en émut, fit revenir le jeune qu’il considéra comme « son ami ». Il apprit qu’il s’appelait Barthélémy Garelli, qu’il était apprenti maçon, orphelin de père et de mère, et qu’il ne savait ni lire ni écrire. « Tu sais siffler au moins ? », lui dit-il alors. La glace étant rompue, l’entretien se poursuivit après la messe. Don Bosco affirmera plus tard que son œuvre naquit ce matin-là, grâce à cette rencontre, suivie de bien d’autres. Le dimanche suivant, ils étaient en effet quelques-uns à accompagner Barthélémy chez le prêtre. Ils seront une cinquantaine en février, une centaine un an plus tard !  

La naissance de l’oratoire.
À la lisière de Turin s’étendait alors une zone dite du « Valdocco » qui tenait à la fois de la ville et de la campagne, avec des bâtisses desservies par un lacis de chemins, des terrains vagues, et des auberges plutôt mal famées. C’est là que la marquise Barolo avait ouvert un centre d’accueil pour jeunes filles en danger moral, appelé « le Refuge ». Elle proposa à Don Bosco une place d’aumônier dans ce foyer. Les réunions dominicales de « l’oratoire » auxquelles participaient les jeunes garçons de Don Bosco se déroulaient dans deux petites salles du Refuge, et la ruelle voisine les recevait pour leurs jeux. Mais voici qu’au printemps 1845, le Refuge ne toléra plus le vacarme et les déprédations. La marquise le somma de choisir entre sa place d’aumônier et la poursuite de ses activités auprès des garçons, et Don Bosco eut ce mot célèbre : « Vos filles trouveront toujours des prêtres pour s’en occuper, mais que deviendront mes garçons si je les abandonne ? »
S’ensuivit alors une période d’itinérance de l’oratoire, car chaque fois qu’une solution était trouvée les troubles de voisinage causés par les garçons mirent fin à l’expérience. La solution définitive apparut enfin quand Monsieur Pinardi, un propriétaire de la région, mit à disposition un hangar adossé à une petite maison. Et le 12 avril 1846, les garçons s’installèrent dans le bâtiment que Jean Bosco transforma en lieu de culte (c’est ce qu’on appelle aujourd’hui la chapelle Pinardi). Une frénésie de travail le saisit : il ne résista pas au surmenage et dut partir se reposer trois mois aux Becchi. À l’issue de ce temps de repos, il convainquit sa mère de l’accompagner à Turin. Le 3 novembre, Maman Marguerite et son fils s’installèrent dans la maison située près du hangar. La première maison salésienne était née.  

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Le développement du Valdocco.
En mai 1847, un jeune garçon à la rue fut logé : ce fut le premier « interne » du foyer. Mais l’activité essentielle restait l’oratoire du dimanche. La journée commençait par la messe, suivie de quelques heures de cours. Après le repas, venait le temps des jeux. Durant la semaine, Jean Bosco faisait le tour des chantiers et des boutiques d’artisans pour y retrouver ses jeunes sur leurs lieux de travail et converser avec leurs patrons. Il se consacra alors au développement du foyer, qui recevait des jeunes apprentis et des écoliers. Les apprentis travaillaient dans les ateliers ou sur les chantiers de la ville, les écoliers fréquentaient des cours privés. À partir de 1853, il créa des petits ateliers (cordonniers, tailleurs, relieurs) et ouvrit des classes secondaires. L’institut du Valdocco alliait internat scolaire et centre de formation professionnelle, la cohabitation entre collégiens et apprentis s’avérait parfois problématique, mais Don Bosco tenait à cette mixité sociale. Un garçon, très assidu à la prière et qui voulait devenir saint, révéla de fameux talents de médiateur : le jeune Dominique Savio, qu’il accueillit en 1854, et qui décèdera en 1857.
Don Bosco, qui pleura sa mère en 1856, avait choisi comme adjoint un jeune homme, âgé d’à peine 18 ans, Michel Rua.  

La fondation des Salésiens.
C’est au sortir d’un entretien avec le ministre de l’Intérieur, qui l’interrogeait sur le devenir de son œuvre après sa mort, que Don Bosco envisagea de fonder une société religieuse. Un soir de décembre 1859, il invita dans sa chambre 16 grands jeunes, âgés de 15 à 24 ans, ainsi qu’un prêtre, et leur exposa son projet. Les volontaires prononceraient des vœux, mais n’auraient pas l’air de moines pour la population. Ils œuvreraient au service des jeunes, surtout les plus en difficulté. À la société qu’il fondait, il donna le nom de « Saint-François de Sales », évêque savoyard qu’il admirait pour sa douceur. La reconnaissance de cette nouvelle congrégation ne fut pas aisée, et nécessita plusieurs allers-retours de Don Bosco à Rome avant l’acceptation par le Pape.
 

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La propagation de l’œuvre.
Les Salésiens de Don Bosco connaissent alors un développement prodigieux. Entre 1860 et 1867, sa propriété au Valdocco tripla de surface. En 1863, il créa sa deuxième œuvre à Mirabello (Émilie-Romagne, Italie), et choisit comme directeur Michel Rua. Puis il se lança dans la construction de la basilique de Marie Auxiliatrice, à qui il confiait tous ses jeunes. La consécration de la basilique eut lieu le 9 juin 1868. L’opinion publique commença à reconnaître ses qualités exceptionnelles d’éducateur et la pertinence de sa pédagogie. Plusieurs collèges lui furent confiés par des municipalités. Don Bosco envisagea alors d’élargir aux filles son champ d’action. Lors d’une sortie avec ses jeunes dans le petit village de Mornèse (Piémont), le curé de la paroisse Don Pestarino lui présente un groupe de jeunes femmes qui, sous la conduite de Marie-Dominique Mazzarello (1837-1881, canonisée le 24 juin 1951), animaient des ateliers pour des fillettes pauvres ; elles vont lui permettre de réaliser ce projet. Le 5 août 1872, les Filles de Marie Immaculée devenaient l’Institut des « Filles de Marie Auxiliatrice », dit des Sœurs salésiennes.
Cette même année, les démarches du consul d’Argentine orientèrent Don Bosco vers ce pays, et, le 11 novembre 1875, dix Salésiens, sous la conduite de Jean Cagliero, embarquèrent à Gênes. Ce fut le début de l’aventure en Amérique latine. Toujours en 1875, il ouvrit à Nice la première maison de Salésiens en France, et lors de son discours d’inauguration, il esquissa les grands traits de sa méthode éducative fondée sur trois piliers :
– la raison : l’enfant est capable de comprendre là où se situe son intérêt et celui de ses camarades ;
– la religion : l’enfant, quel que soit son comportement, est respecté dans sa dignité de fils de Dieu ;
– l’affection : l’enfant, non seulement est aimé, mais doit se savoir aimé.
En 1883, Don Bosco se lança dans un grand voyage en France, où sa réputation de sainteté le précédait. Il reçut un accueil triomphal à Lyon, Paris et Lille. Mais ce voyage, ainsi que celui qu’il effectua en Espagne trois ans plus tard, contribuèrent à l’épuiser et sa santé déclina. En contemplant son œuvre, il ne cessa de dire en parlant de Marie : « C’est elle qui a tout fait ! » Il rendit son dernier souffle à Turin le 31 janvier 1888.  

Don Bosco fut béatifié le 2 juin 1929 par Pie XI et canonisé le jour de Pâques, le 1er avril 1934, par le même Pape. Jean-Paul II le proclama « Père et maître de la jeunesse » en 1988. La fête de Don Bosco est célébrée le 31 janvier, date anniversaire de sa mort. Il est le saint patron des éditeurs, des apprentis et des prestidigitateurs. Aujourd'hui, les Salésiens sont plus de 15 000 dans 138 pays et les Salésiennes de Don Bosco, 14 000 dans 93 nations. Dans des écoles, des centres de jeunes, des paroisses, des établissements d'action sociale...  la mission salésienne se poursuit !
Compléments
Sources documentaires

3 propositions pour construire l'avenir

Les 3 propositions que le Père Jean-Marie Petitclerc a faites le samedi 28 juillet 2018.

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