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Redécouvrons le passé:
1955 /Alexandrina da Costa, témoin du pouvoir de l’Eucharistie

Notre Histoire avec Marie

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CONCEPTION ET REALISATION

BULKO

1955

Alexandrina da Costa, témoin du pouvoir de l’Eucharistie

Alexandrina da Costa, témoin du pouvoir de l’Eucharistie
Alexandrina Maria da Costa de Balasar (1904-1955) est une mystique portugaise, béatifiée le 25 avril 2004 par le pape Jean-Paul II, qui a joué un rôle dans la Consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie. Pendant 12 ans, elle ne vécut que de l’Eucharistie, et, bien que peu connue en France, son destin fait beaucoup penser à celui de Marthe Robin.
Paulette Leblanc Spécialiste de la spiritualité d'Alexandrina
Paulette LeblancSpécialiste de la spiritualité d'Alexandrina
Une mission confiée par Dieu. Ses directeurs spirituels ont parlé d'elle avec admiration ; sa sœur aînée, Deolinda, était constamment présente à ses côtés. Une âme dévouée, humble et patiente qui, en plus d’écrire son journal, notait patiemment ce qui se disait et ce qui se passait quand Alexandrina vivait les épisodes de la Passion de Jésus. N’oublions jamais ces inconnus fidèles, des saints de tous les jours, qui sont nos vrais modèles, à nous gens ordinaires. C'est ainsi que nous connaissons l'essentiel des liens qui unissaient Alexandrina à son Seigneur et tout ce qui faisait la richesse et la profondeur de sa vie d'union à Dieu. La grande mission que Dieu confia à Alexandrina fut la Consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie, consécration faite par le pape Pie XII en 1942. Pourtant, lorsqu'on se souvient des apparitions de Fatima, on pense souvent que c'était Lucie, voyante de Fatima, qui avait travaillé à cette consécration. Pour bien comprendre, nous devons passer en revue les divers épisodes de cette consécration :
- 13 juillet 1917, à Fatima : au cours de l'apparition, « les trois secrets » de Fatima furent révélés aux enfants. Marie demanda également la consécration de la Russie à son Cœur immaculé, « sinon celle-ci répandrait ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église ».
-  30 juin 1935 : Jésus fit part à Alexandrina de son désir de voir le monde consacré à la Vierge Marie. Il lui  ordonna de demander au Saint-Père la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie, et l'institution de la fête liturgique. De plus, toujours en 1935, le Seigneur lui annonça la prochaine guerre comme châtiment des nombreux péchés de l'humanité.
- 27 mars 1939 : après l'élection du pape Pie XII, Jésus dit à Alexandrina : « C'est lui le Pontife qui consacrera le monde au Cœur Immaculé de Marie, ma Mère. » Trois ans après, cette parole de Jésus s'accomplissait.
- 31 octobre 1942 : Pie XII procéda à la consécration. Cependant, il consacra le monde et non pas particulièrement la Russie à laquelle il ne fit qu'allusion.
- 25 mars 1984 : la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie fut renouvelée par Jean-Paul II, à la Basilique Saint-Pierre de Rome. Mais cette consécration n'était toujours pas réalisée comme la Vierge Marie l'avait demandé.
- 13 mai 2010 : Benoît XVI renouvellera cette consécration lors de son voyage à Fatima.
- 13 octobre 2013 : le pape François, place Saint-Pierre à Rome, renouvela encore cette consécration.  

Quelques éléments biographiques.
Alexandrina Maria da Costa naquit le 30 mars 1904, à Gresufes, paroisse de Balasar, petit bourg situé à environ 50 kilomètres au nord de Porto, dans l'Archidiocèse de Braga (nord du Portugal). Elle est baptisée le samedi suivant (Samedi Saint, 2 avril). La famille d'Alexandrina appartenait à un milieu de paysans honnêtes et travailleurs ; cependant, sa maman eut, d'un homme qui n'était pas son mari, ses deux filles illégitimes, Deolinda et Alexandrina. L’homme abandonna définitivement sa famille pour épouser une autre femme. Alexandrina passa les cinq premières années de sa vie chez ses grands-parents maternels. Vers l'âge de neuf ans, Alexandrina commença à travailler, d'abord dans les champs, puis comme femme de ménage et couturière, chez des voisins. Toute jeune déjà, elle priait beaucoup et bientôt elle fut nommée catéchiste et devint membre de la chorale. Le Samedi Saint 1918, alors qu'elle faisait de la couture avec sa sœur et une amie, Alexandrina sauta par une fenêtre, d'une hauteur d’environ quatre mètres pour échapper à trois hommes qui étaient entrés dans la maison pour la violer. Il en résulta une compression de l'épine dorsale, cause de la paralysie qui la retiendra au lit pendant 30 ans, à partir du mois d'avril 1925. Deolinda, sa sœur, sera son infirmière et sa secrétaire.


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Premières heures d’une mystique.
Alexandrina aurait bien voulu guérir, mais, malgré ses nombreuses et ardentes prières, elle n'obtint pas cette grâce. Elle comprit alors que Jésus désirait autre chose, et elle s'offrit comme victime pour le Salut des âmes, « sentant toujours davantage le désir d'aimer la souffrance et de ne penser qu'à Jésus seul ». Nous sommes en 1930. La vie mystique d'Alexandrina allait commencer. Un jour, elle dit à Jésus : « Mon bon Jésus, vous êtes emprisonné. Moi aussi, je le suis. Nous sommes tous deux incarcérés. Vous, pour mon bien et moi, enchaînée par vous. Vous êtes Roi et Seigneur de tout. Moi, je ne suis qu’un ver de terre. Je vous ai négligé, ne pensant qu’aux choses du monde qui ne sont que perdition pour les âmes, mais, maintenant, le cœur contrit, je ne veux que ce que vous voudrez, je veux souffrir avec résignation. Ne me laissez pas sans votre protection. » C'est peu de temps après, vers 1931, qu'Alexandrina composa son Hymne en l'honneur des tabernacles. Alexandrina se consacra au Cœur de Jésus, par cette prière : « Ô mon Jésus, je me consacre toute à vous. Que votre Cœur me soit grand ouvert. Permettez que je rentre dans cette Fournaise ardente, dans ce Feu brûlant. Fermez-le sur moi, mon bon Jésus ; que j’y demeure pour y rendre mon dernier soupir, enivrée de votre divin Amour. Ne souffrez pas que je me sépare de vous sur la terre, sinon pour m’unir à vous, éternellement, dans le ciel. » Ce texte a été extrait de la lettre d'Alexandrina du 17 octobre 1934 au Père Mariano Pinho, jésuite. Le vendredi 3 octobre 1938, Alexandrina vécut la Passion pour la première fois, de midi jusqu'à 15 heures. Ce jour-là, au cours de cette première Passion, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus apparut à Alexandrina, à deux reprises.
 

La Passion d’Alexandrina.
En 1934, après avoir fait le « vœu du plus parfait », Alexandrina entendit Jésus lui demander de participer à sa Passion, en se laissant transpercer les mains et les pieds par des clous, et la tête par des épines. Ces invitations de Jésus se répétèrent plusieurs fois pendant environ quatre ans. Jésus la préparait progressivement au grand événement du 3 octobre 1938. Ce jour-là, en effet, Alexandrina vécut pour la première fois la Passion de Jésus dans ses diverses phases. Le 24 octobre 1938, le Père Pinho, directeur spirituel d'Alexandrina était présent. Dans son livre No Calvário de Balasar (Sur le Calvaire de Balasar), il écrira : « Nous les présents, nous voyions se dérouler devant nos yeux et très concrètement, le drame de la Passion : au Jardin des Oliviers, l'emprisonnement, les tribunaux, la flagellation, le couronnement d'épines, le chemin du Calvaire, la crucifixion et la mort. » Ce même 24 octobre 1938, le Père Pinho, après avoir assisté à la Passion d'Alexandrina, écrivit au Cardinal Pacelli, le futur pape Pie XII, au sujet de la Consécration du monde à la Vierge Marie. Notons aussi que le 30 juin 1935, Jésus parla à Alexandrina de son désir de voir le monde consacré à la Vierge Marie. Le 27 mars 1941, Alexandrina revécut la Passion, pour la dernière fois de façon visible. Par la suite, selon ce qu'écrivit le Père Pinho, tous les vendredis, Alexandrina continua à vivre la Passion de Jésus, pendant laquelle elle souffrait encore plus qu'auparavant. À partir du mois d'août 1945, et pendant environ trois mois, elle perdit quotidiennement du sang. À partir de juillet 1946 et jusqu'à sa mort, elle ressentit, même en dehors des extases de la Passion, les douleurs de ses stigmates, lesquels, à sa demande, restèrent toujours invisibles.
 

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Une ennemie du démon.
Dès que l'on pénètre en profondeur dans la vie d'Alexandrina, on constate que sa spiritualité fut très orientée vers l'Eucharistie et vers le Cœur de Jésus. Sa vie fut entièrement fondée sur la Croix. Elle aimait aussi particulièrement la Vierge Marie qu'elle appelait « Mãezinha », « Petite Maman ». Aussi le démon ne l'épargna-t-il pas. Dans son Autobiographie, on peut lire : « Ce fut en juillet 1937 que le “boiteux” ou "le manchot", noms qu'elle utilisait pour désigner le démon, non content de tourmenter ma conscience et de me souffler des choses affreusement ordurières, commença à me mettre en bas du lit, aussi bien la nuit qu'à n'importe quelle heure de la journée... Pendant ces assauts je ressentais en moi la rage et la fureur infernales. Je ne consentais pas que l’on me parle de Jésus et de Marie, ni même de voir leurs images : je leur crachais dessus et les piétinais… » Comme Alexandrina se plaignait, Jésus lui dit un jour : « Le démon te hait, mais tu dois t’en réjouir, car tu connais la raison… » Pendant la guerre, Alexandrina s'offrit comme victime pour la paix et pour le pape Pie XII à qui elle écrivit pour le rassurer et lui dire qu'il serait protégé des dangers et des catastrophes internationales. D'ailleurs, le Seigneur lui avait dit, le 6 décembre 1940 : « La paix viendra, mais au prix de beaucoup de sang. Le Saint-Père sera ménagé. Le dragon orgueilleux et enragé, qui est le monde, n'osera pas toucher à son corps, mais son âme sera victime de ce dragon. » C'est alors qu'elle se consacra aux Tabernacles pour réparer les profanations eucharistiques et l'abandon où le Seigneur était laissé par ses créatures.
 

La nuit des ténèbres.
Comme de nombreux saints, Alexandrina connut aussi ce que l'on appelle les ténèbres spirituelles : pendant une retraite qu'était venu lui prêcher son père spirituel, elle connut une terrible période de ténèbres. Elle raconte : « Mon âme se trouvait vivre dans de grandes agonies et, quelquefois, je me sentais sur le point de tomber dans des abîmes épouvantables. Pendant les jours de retraite, mes souffrances ont redoublé et ces abîmes sont devenus terrifiants. La justice du Père éternel tombait sur moi et souvent me criait : "Vengeance, vengeance…" pendant que les souffrances du corps et de l’âme augmentaient. Il est impossible de les décrire ; il est nécessaire de les avoir senties et vécues. Je passais les jours et les nuits roulant sur mon lit, en entendant la voix puissante du Père Éternel. »
 

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C'est à partir du 13 avril 1942 que le jeûne total d'Alexandrina commença, pour durer jusqu'à sa mort. Du 10 juin au 20 juillet 1943, elle fut internée à l'hôpital de FOZ do Douro, près de Porto pour y subir une série de contrôles concernant son jeûne et son anurie, c'est-à-dire son absence d'urine. Après quarante jours de surveillance constante, aucune simulation ne fut constatée. Allait-on enfin laisser Alexandrina vivre en paix…!? Hélas ! Le 16 juin 1944, trois théologiens nommés par l'archevêque de Braga pour une commission d'enquête, ne trouvèrent rien de miraculeux au cas d'Alexandrina, malgré la poursuite de son jeûne... Une étonnante persécution commença : il fallait « faire taire la malade ». Le Père Umberto Maria Pasquale devint le directeur spirituel d'Alexandrina, en remplacement du Père Pinho, écarté suite à une campagne de calomnies. Malgré toutes ces méfiances mal placées, retenons que pendant 12 ans, Alexandrina ne vécut que de l'Eucharistie. Jésus lui dit un jour, en 1954 : « Ma fille, je t'ai placée dans le monde et je fais en sorte que tu vives uniquement de Moi pour prouver au monde ce que peut l'Eucharistie, ce qu'est Ma vie dans les âmes : lumière et Salut pour l’humanité. »
 

Le jeudi 13 octobre 1955, Alexandrina retournait vers Dieu qu'elle avait tant aimé. Un pèlerinage populaire se met en place autour de sa chambre et de son tombeau, situé près du maître-autel de l’église paroissiale de Balasar. Déclarée vénérable le 12 janvier 1996, elle fut béatifiée par le pape Jean-Paul II le 25 avril 2004 à Rome.
Compléments
Sources documentaires

3 propositions pour construire l'avenir

Les 3 propositions que Paulette Leblanc a faites le samedi 31 mars 2018.

Engagement

Je récite et je prie avec Alexandrina
son Hymne aux Tabernacles. 

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Formation

Que penser des expériences de mort imminente ?
Découvrez la réponse de 
Mgr André-Joseph Léonard.

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Prière

Je prie avec Alexandrina pour que
 Jésus vienne visiter mon cœur.

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